Les cafés

Les cafés

Lorsque des Anciens discutent du passé de Thilay et de ses hameaux, une question revient, souvent : "Combien y-a-t-il eu de cafés autrefois ?" Nous tentons aujourd'hui d'apporter une réponse à cette question.

Le docteur Masson écrivait en 1848 : "L.a fréquentation du cabaret est une habitude invétérée chez les cloutiers et ferronniers. Elle tient chez eux à un besoin d'émotions bien plus encore qu'à un désir de boire, et la plupart vont chercher dans ce lieu de réunion des distractions."

"Nombreux étaient les cabarets. De ce fait, rares étaient les ouvriers qui, à la sortie de l'usine ou de l'atelier, rentraient directement chez eux. La plupart allait boire une chope de bière dans le débit le plus proche, pour se décrasser la gorge. Ils goûtaient alors le plaisir de ne rien faire, d'être assis en regardant le va-et-vient des clients, de se laisser aller à quelques confidences avec le patron ou la patronne.

C'est aussi au cabaret que s'exerce le plus pleinement la sociabilité. L'ouvrier y lançait un mot à la cantonade pour s'intégrer bientôt à une conversation. Il discutait avec un collègue de travail ou avec une vieille connaissance, échangeait quelques propos sur le temps, le jardinage, le travail ou la famille, y apprenait des nouvelles, commentait de lointains événements lus dans le journal. Il retrouvait là une sorte de foyer, mais un foyer de copains, un second foyer où il oubliait provisoirement les soucis du premier et les misères de la vie.

Le cabaret est un lieu où l'on joue. Le jeu le plus commode et le plus fréquent, c'étaient les cartes avec les interminables parties de manille ou de belote. Quelques bistrots qui voulaient ressembler aux cafés des villes possédaient un billard : placé au centre de la salle, il constituait le spectacle du dimanche. On suivait la partie, on commentait les coups, on applaudissait aux exploits, on arrosait la victoire. Dans les villages, un terrain attenant au cabaret était aménagé pour les quilles. Là aussi, les parties étaient animées : on s'encourageait, on plaisantait, on se chicanait et pour finir, on trinquait.

La consommation de boissons alcoolisées, surtout de bière, était toutefois élevée comme le soulignait le docteur Masson ; Au cabaret, la bière coule à plein verre le dimanche, et trop souvent le lundi. Et il ajoutait : Lorsque l'ouvrier cloutier ardennais a bu avec excès, il est taquin et querelleur. De là, ces disputes et ces rixes qui conduisent si souvent les ouvriers de certains villages au banc de la police correctionnelle". (Editions Terres Ardennaises)

 Thilay

Selon le livre "Soleil d'automne, pays des Basses-Rivières", notre commune a compté en même temps jusqu'à 12 cafés, dont 7 à Thilay, et 4 brasseries. On y consommait principalement de la bière, du péquet et de l'eau de vie de grain.

  • Café de la Place

Emile Noizet a débuté au café de la Place le 1er mars 1923. Le cafetier précédent se nommait Jules Edmond Martin-Roger. Il céda son droit de vendre et sa licence. Les murs appartenaient à la brasserie Alexandre. Sur les livres de compte de cette brasserie, une ligne stipule : Reçu : location café de la place, 300F de Emile Noizet en 1925.

A droite : Emile Noizet. Au milieu : André entre Josiane et Andrée, l'épouse d'André.

Nelly, Jeanine (une cousine) et Josiane devant le café en 1953.

A noter que souvent à cette époque, les débits de boissons appartenaient à des brasseries. C'est d'ailleurs encore le cas actuellement chez nos voisins belges.

Fin octobre 1947, André Noizet, fils d'Emile, reprend l'établissement au titre de propriétaire. André est décédé en 1954. Son épouse Andrée a poursuivi l'activité jusqu'en mai 1958.

De juin 1959 à juin 1984, Nelly et René Davreux ont tenu le café de la Place. Leur ont succédé les époux Patrice Bonarini puis Baux (café et motoculture), avant que l'immeuble ne devienne brocante pendant un an. Les locaux devenus vacants ont été achetés par le belge Nechelput en mai 1997 et transformés en logements locatifs. Depuis 2002, ces logements appartiennent à Xavier Winckler, gérant de l'usine Davreux-Noizet.

Laissons la parole à Henry Bonnefoy, dans son livre "Thilay d'antan" dédié à sa mère Marie Bonnefoy, maire de 1948 à 1978 :

"Le café de la Place était tout en longueur, une salle de réunion prolongeant le débit de boissons. L'harmonie municipale y entretenait chaque samedi son savoir-faire. Nous aimions assister, sagement assis sur un banc, à ce qu'on appelait "la répète". Le chef était René Badré, le doyen étant Nestor attaché à sa grosse caisse. Lors des sorties, la bannière dorée était portée haut par Joseph Zucchi. De nombreux jeunes étaient formés, encadrés par des anciens bienveillants.

L'une des attractions était le bal du dimanche soir au café de la Place. "Comme il y a beaucoup de monde, les patrons, l'Emile Noizet et son épouse, ont recours à leur fils André et leur belle-fille. A l'entrée de l'aire de danse sont délivrés des tickets numérotés. Dans les deux salles, rares sont les tables non occupées. Chopes de vin rouge et de bière, péquets et limonade sont les boissons préférées. A l'extrémité du bar en zinc est installé un phonographe que l'André alimente en même temps avec les mêmes refrains toute l'année, mais on les adore : "Y a le feu chez Adèle", "Sous le pompon ya le képi", "Marinella". Pour la danse du tapis, tant attendue, le même disque est repris par trois fois. Les danseurs ne se tiennent pas comme le plus souvent de nos jours, éloignés l'un de l'autre en gesticulant. Chacun tient sa chacune contre lui. La tenue vestimentaire est soignée : pas de jean tirebouchonné ou sciemment amputé, mais un pantalon au pli impeccable. Sur les bancs alignés le long du mur, les mères inquiètes couvent leurs progénitures. Elles ne pourront que rarement entraver des amours naissantes qui les feront un jour grand-mère. A 23 heures, le bal est terminé. L'heure c'est l'heure et rares sont les dérogations. La "dernière" est pour sa préférée. Demain, c'est le p'tit train, la boutique, l'école."

Une anecdote : à l'époque où les chevaux étaient encore utilisés dans le village (ramassage des poubelles, corbillard, livraisons dans les entreprises...), la grille de l'église servait d'amarrage. Certains animaux s'y arrêtaient d'eux-mêmes, devinant que leur maître allait faire une halte au bistrot voisin.

A l'époque de M. et Mme René Davreux-Noizet, un magasin de souvenirs et d'articles de pêche jouxtait la salle du café. La période des années les plus fastes se situe entre 1970 et 1975. Le dimanche matin, les nombreux amateurs de PMU se pressaient dans le café pour se livrer à leur "dada" favori. Marc Wansard poinçonnait les tickets acheminés depuis Les Hautes-Rivières par Raymond Mahy. A midi, les jeux prenaient fin et on changeait d'activité autour du premier apéritif. Tournées de Suze et de pastis, parties de manille géantes et pas de danse au son du juke box se succédaient sans relâche jusque 13 h 30, parfois 14 h. Chaque semaine, toute une assemblée de gais lurons de Thilay et des "Rivires" se retrouvait dans la cordialité et la bonne humeur. En plus, de nombreux "campeurs" venus du Nord et du Pas-de-Calais séjournaient l'été au Baquet et près du pont. Ils ne manquaient pas de venir boire un verre dans les cafés du village. Vers 1960, au son de l'accordéon, des familles de polonais fidèles à Thilay prolongeaient les soirées à la terrasse du café. L'interdiction du camping sauvage a mis un terme à ces animations.

Juke box, flipper et baby foot attiraient les jeunes,

A la même époque, les boulistes thilaysiens organisaient au café Davreux leur repas de fin de saison. Ces soirées mémorables en présence des conjoints ne se terminaient jamais sans que ne retentisse la "chanson du Gayot" et la "Thilaysienne" créées et interprétées par l'inimitable Daniel Caniard.

  • Café-tabac "Duplat"
     

Le 5 octobre 1923, Louis Victor Alexandre, brasseur à Thilay, a vendu une maison d'habitation sise place de Thilay à M. Jules Alphonse Bouché, receveur buraliste et débitant de boissons (photo ci-dessus). Ce dernier avait repris la licence de M. Connerotte-Guillet en 1912. A l'époque, la façade du bistrot était d'une extrême sobriété avec une porte basse et des fenêtres étroites. Seule, une pancarte mentionnait /'Recette buraliste, débit de tabac" et sur le linteau de la porte : "Bouché Débitant".

Un autre café exista en amont du café Bouché à la place de la future boucherie.

Le 21 mai 1930, Pierre et Aimée Duplat reprirent ce commerce de débit de boissons et d'articles pour fumeurs.

Pierre et Aimée Duplat derrière leur comptoir. Les anciens reconnaîtront sur les étagères, les paquets de tabac (gris Scaferlati et bleu Caporal) et de cigarettes de l'époque (gitanes, gauloises).

Les successeurs eurent pour noms : Germain et Jeanine Gérard de 1962 à 1968 , Guy et Geneviève Schérin de mai 1968 à fin 1991, Gérard et Chantal.

Un groupe de jeunes devant le café ; Claude Duplat, Jean Guiny, Gérard Viot et Pierre Guiny,

Lambert de 1992 à 1996, Christian et Martine Vandenberghe de 1996 à 2002, Patricia Delenclos de 2002 à 2008. Depuis septembre 2008, Olivier et Sylvie Artuso dirigent l'établissement "Aux amis de la Semoy".

Au fil des décennies, la disposition du rez-de-chaussée a évolué : autrefois, cuisine, café et arrière-salle sur différents niveaux ; à l'heure actuelle, une salle unique englobe l'ensemble. Par contre, l'accès à la cave n'a pas été transformé et la porte très basse a toujours été peu appréciée par les livreurs de boissons.

Les jours de fête, lorsqu'il y avait affluence, Marie-Louise Maréchal de Nohan aidait à la plonge au café Schérin ainsi que Robert Mahy, tandis que Denise Turquin cuisinait pour l'ensemble du personnel. Vers 1970, Guy assurait le portage à domicile du journal "'L'Ardennais" très tôt le matin.

Dans les années 1980, les membres des sections Tir et Handball du FJEP se retrouvaient après leur entraînement ou leur match au café Schérin ou au café Davreux, troisième mi-temps oblige. Chez Guy Schérin, lorsque l'apéritif s'éternisait, le lapin cuisiné avec amour par Geneviève dans la cuisine adjacente s'impatientait dans la cocote.

Les réunions de comité ou les assemblées générales du club de boules avaient également lieu dans ce même café puisqu'il était le siège social du " Gayot" depuis sa création. Le comité se réunissait dans la cuisine et la réunion se poursuivait dans la salle du café autour d'un "canon".

De nos jours, à Thilay, les gens d'un certain âge parlent du café Duplat ou du café Noizet, les plus jeunes du café Schérin et du café Davreux.

Les joueurs du club bouliste posent en compagnie de Mme Jeanine Gérard lors du concours de Pâques 1965.

Dans les années 1970, les deux cafés de la place tournaient à plein régime. Certains habitués sortaient de l'un pour entrer dans l'autre. La vie associative fleurissante (boules, tir, volley, handball...) contribuait à améliorer le chiffre d'affaires. Le soir des congés en usine était soir de fête. Les ouvriers s'attardaient au bar, et le "mal aux cheveux" du lendemain n'était pas rare.

A la fête patronale du mois d'août, les deux concours de boules en bois étaient organisés dans les cafés. L'affluence continuait à l'heure de l'apéritif et du bal de la soirée, nécessitant un sérieux renfort chez les serveurs. Le samedi de la fête, les aubades étaient animées par la Jeunesse accompagnée de musiciens locaux ou des environs. Aux bals du dimanche et du lundi venait s'ajouter le "bal des cocus" du mardi soir où les couples de jeunes et moins jeunes se retrouvaient d'année en année.

Parfois, un groupe de jeunes thilaysiens terminait le bal autour d'un casier de bières. Au lever du jour, une partie de boules sur la place permettait de faire la jonction avec la fête du lendemain.

Après 1976, suite à des bris de vitrines et à quelques séances de pugilat, les cafetiers fermèrent leur porte en soirée et tinrent buvette en terrasse.

  • Café du Commerce et café de la Gaieté

Près de l'église actuelle, au début de la rue Eva Thomé, le restaurant Hubert-Henry Jules, client de la brasserie Alexandre au début du siècle dernier et le café de la Gaieté (appelé Café du Commerce à une autre époque) se côtoyaient. Précisons que les familles Hubert et Henry étaient deux grosses familles de Thilay. Jules Hubert et Zoé Henry étaient les grands-parents d'André Cunin. Selon ce dernier, en 1914, des Uhlans, cavaliers tant redoutés, avaient ordonné à un habitant d'aller leur chercher deux chopes de bière au café. Avant de les boire, les soldats méfiants avaient contraint leur serviteur à goûter avant eux. Hubert Henry Jules cesse son activité fin 1922.

En 1910, Hubert Renault Louis fut également buraliste à Thilay, mais où ?

En 1947, le second café du même nom longea le carrefour de la rue de la Motte (N°7). Mme Juliette Ney, surnommée "la matelassière", y organisa des bals pendant quelque temps. En 1880, un croquis extrait du cahier d'Ismérie Brouet née Martinet fait état d'un hôtel Cunin à cet endroit. D'ailleurs, chez nos Anciens, la "Ruelle Cunin" désigne le bas de la rue de la Motte.

De nos jours, cet immeuble a été aménagé en plusieurs logements locatifs. En façade, on peut encore remarquer au-dessus des ouvertures l'emplacement de l'enseigne (rectangle en ciment).

  • Le café Pierre

Le panneau publicitaire visible depuis le pont.

L'autre débit de boissons était le café Pierre en allant vers le pont (N° 7). A cet endroit, la façade portait avant guerre l'inscription "Café Pierre" (voir photo). On y pénétrait après avoir monté deux escaliers en pierre, entre deux énormes fûts en bois. Sa vie sera beaucoup plus courte et moins mouvementée que celle du café Noizet et il ne sera pas remplacé en tant que commerce. M. Dejenève l'habita et exerça juste à côté la profession de maréchal-ferrant. Cette habitation fut ensuite acquise par la famille Delponte qui en transforma l'aspect.

  • L'auberge Devant Thilay

Située juste après le pont, en montant à gauche (N° 1), cette ancienne auberge arbore toujours en façade trois poissons entrelacés. Ces trois poissons symbolisaient les trois frères de l'auberge tenue par les parents d'Arthur Connerotte, ancien maire de Thilay. Pourquoi des poissons ? Sans doute le menu proposait-il des poissons de la Semoy aux gens de passage. Dans le BM n° 23, André Cunin décrit le panneau peint autrefois sur la façade.

Vers 1930, la famille Colas tint également cette auberge. Denise Vindot conserve le souvenir du fils Roger qui faisait des courses cyclistes.

  • Café d'André Noizet

Ce café était situé à l'angle de la rue de la Naux (N° 25). Sa vocation première fut un commerce de "Nouveautés" comme on peut le lire sur l'enseigne apposée sur la façade (carte postale oblitérée en 1906).

Marceau Goury et son épouse Jeanne habitèrent à cet endroit. Marceau s'occupait du débit de boissons mais travaillait en même temps à l'usine. Son épouse était coiffeuse.

André Noizet, coiffeur lui aussi, a repris ce commerce en mars 1937. On jouait aux quilles sur le côté de la maison. Pour meubler les jours de mauvais temps ou les soirs d'hiver, un billard à queue était mis à la disposition des clients. En novembre 1947, David Mailfait, originaire de Neufmanil, continuera le métier de la barbe et des cheveux ainsi que le débit de boissons au titre de gérant. Les jours de foire à Charleville, David installait sur sa charrette à cheval le siège du salon de coiffure. Accompagné de quelques joyeux acolytes locaux, il partait faire... la foire.

Sur le pignon, côté parking, on devine encore les inscriptions "café, coiffeur, articles de pêche".

  • Café Murguet

Avant la voie du "Petit Train" route de Monthermé, on pouvait s'offrir un verre chez Marie Ballot (Laurent). André Cunin se souvient avoir participé à un banquet de la Sainte Cécile dans cet établissement. Henry Murguet, plâtrier-maçon et sa femme Alice succédèrent à Marie. Un jeu de quilles existait derrière l'établissement.

L'imposant baby foot fixé sur un caisson en bois était très prisé par les garçons du village. Une pièce de 10 centimes et c'était parti... Appuyé au comptoir, Henry soupirait parce que la partie s'éternisait. Ces duels mémorables étaient d'autant plus longs qu'un mouchoir habilement dissimulé obstruait l'entrée des buts.

A l'époque où les auto-scooters étaient installés devant l'usine Mangon, il y avait foule au café. Des concours de boules en bois avec prix en saucisses étaient organisés le lundi lors de la fête patronale.

Depuis 1988, ce café est devenu la résidence de M. et Mme Gérard Toury (N° 41).

  •  Café Doudoux

Entre le café Murguet et la voie, un café Doudoux exista dans les années 1900.

Un signal de danger prévenait de la traversée du petit train et une plaque en fonte apposée sur la façade indiquait la distance jusqu'à Monthermé. Actuellement, M. et Mme Romain Dehoul sont les propriétaires (N° 43).

  • Café de la Gare

Le café de la Gare appartint à Jules Pilard, père d'Anice. Jules tint ce café jusque vers 1940. Les actuels propriétaires sont M. et Mme Christophe Wiart. Soixante-dix ans plus tard, la mention du café était encore apparente l'an dernier sur la façade avant la réfection de l'enduit (27 rue de la Roche).

  • Le Val de Semoy

L'ancienne usine Buiron a été rachetée par M. Sanguinetti, industriel, frère de l'ancien ministre des Armées, puis transformée en une somptueuse résidence secondaire avec parc et piscine.

Jean-Pierre et Lucette derrière le bar.

Après avoir été habité ensuite par M. Deshayes, expert comptable à Charleville-Mézières, le "Val" est devenu la propriété de Jean-Pierre Dufandéou en 1980. Deux ans plus tard, le parc d'attractions devenu opérationnel regroupait restauration et confiserie. Tir à l'arc, promenade en poney, pêche dans l'étang et baignade dans la piscine extérieure complétaient le site champêtre et bien arboré.

En 1992, des chambres d'hôtes et des gites de location (chalets) ont été créés.

Vendu en 2002 au belge R. Néchelput, le Val de Semoy a été repris par Dorian Dufandéou, fils de Jean-Pierre et de Lucette. L'inauguration du restaurant a eu lieu le 18 juin 2004. Actuellement, l'activité du restaurant est complétée par le service traiteur et la livraison à domicile de repas pour personnes âgées.

  •  Auberge du Loup

Entre Thilay et Nouzonville, les voyageurs pouvaient faire halte à l'auberge du Loup qui fut autrefois une maison cantonnière. Avant d'être tenue par la famille Lerouge, cette auberge située sur le territoire d'Haulmé à quelques pas de la limite avec Thilay fut exploitée par les époux Couilfort-Dominé.

Sur  cette   photo  de   1904 figurent Joseph Couilfort (en médaillon) et au centre, Pauline Dominé son épouse. La mère de Joseph, Pélagie Bourguignon, était originaire de la Dauphiné.

-   Les archives de la brasserie Alexandre mentionnent des livraisons de bière à la famille Couilfort-Dominé en 1901 et 1902, et à la famille Lerouge-Colas de 1908 à 1912.

Le dimanche, à la belle saison, les habitants de Thilay allaient faire une "boule" au Loup avant de déguster une omelette au lard dans un cadre verdoyant. Parfois, la partie de boules se prolongeait très tard et redescendre de nuit le raidillon de Navaux avec des "souliers à bascule" relevait de l'exploit sportif. Peu importe ! Tôt le lendemain, après quelques heures d'un sommeil réparateur, chacun attaquait sa semaine à la "boutique".

  • Café de Blossette

Lorsqu'on quittait Thilay vers Monthermé, une pose-rafraîchissement au café de Blossette était la bienvenue, surtout après avoir escaladé la côte à pied ou à bicyclette.

Comme au Loup, la clairière et la forêt voisine incitaient à la flânerie dominicale.

Albert Meyrac, rédacteur en chef du "Petit Ardennais", mentionne une excursion à l'automne 1891 où il traverse "les sarts et pâtis qui entourent la maison isolée du Paquis-Blossette".

Blossette   a   été   construit avant 1880 par Jean-Nicolas Château, arrière-grand-père de Christiane Sauvage. Chef de district aux Ponts et Chaussées de Monthermé, Jean-Nicolas avait participé à la construction de la route Monthermé-Hautes-Rivières. Séduit par le paysage, il acheta un terrain à bâtir et vint habiter Blossette avec son épouse Angélique Delvaux et ses trois fils. Angélique tenait le café mais elle décéda jeune. Par la suite, Jean-Nicolas se mit en ménage avec une espagnole.

Léontine Delgrange, venue de Belgique et surnommée la "Mère Embize" tint aussi ce débit de boissons (factures de bière destinées à Ambize en 1908 et 1921). Après 1937, Léontine devenue veuve vécut à Blossette avec Arthur Connerotte, veuf depuis 1934. Tous deux tinrent Blossette jusqu'en 1962, année du décès de Léontine.

En 1964, le "Déchat" fut facteur à Thilay et son épouse prit la succession de Léontine au comptoir. Ultérieurement, M. et Mme Guy Mesner ont été remplacés par Luc et Francine Léonard puis par Pierre et Jacqueline Roffidal et enfin par M. et Mme Chaineux.

O En observant de plus près les cartes postales, véritables témoins du passé, on peut découvrir les enseignes de différents autres débits de boissons. Citons par exemple :

•  6,   rue   du   Moulin   chez   M.   et   Mme Montibeller (café Picart, parents de Léontine).

 

•  49, rue des Paquis chez Mme Vandenber-ghe (Prévôt Maizières, débitant vers 1910).

 D'autres cafés nous ont été indiqués par des personnes du village :

•  3, rue Eva Thomé près du "premier" café de la Gaieté, là où habita entre autres Marie Cophignon née Rondeau.

•  17, rue du Moulin, face au Monument, à l'angle de la rue de la Roche chez Mme Martin.

•  Devant-Thilay dans la maison actuelle de Mme Buffet (N° 8) achetée par le couple Buffet en 1953. Avant eux, Louise Mahy était locataire. Au-dessus de l'entrée, on pouvait lire sur un bandeau : "Chez le grand Pôle" (pourquoi cette orthographe ?).   Un voisin, le "Bara" (Marcel Cuvelier), expliquait autrefois que ce café était tout ordinaire, juste de quoi faire une partie de cartes et boire un canon avant de rentrer au foyer.  Depuis la salle du café, on accédait directement à une belle cave voûtée. Une petite clouterie existait à l'arrière de la maison. Dans ce café, les ouvriers de l'usine Leinster allaient s'approvisionner en boissons avant la guerre 1940.

•  dans la grande courbe, là ou résidèrent notamment Henry Hubert jusqu'en 1937 et Daniel Caniard plus récemment (N° 12).

•  en bas de la rue de la Motte, dans la maison actuelle de M. et Mme Denis Jadot (N° 1), Jules Martinet et son épouse Esther Laurent furent débitants. Citons une anecdote racontée par Geneviève Jadot, arrière-petite-fille de Jules et Esther : lors de la construction de la nouvelle église inaugurée en 1889, un ouvrier fut chargé de hisser le traditionnel coq jusqu'au sommet du clocher. Pour se donner du courage, cet ouvrier vint boire auparavant dans ce café un bon verre d'absinthe. Depuis la terre ferme, les gens du village retenaient leur souffle. Geneviève a conservé en souvenir quelques verres épais ainsi qu'une grande table du bistrot en bois massif peint au sang de boeuf. L'ameublement des anciens cafés était très rustique : quelques tables, quelques bancs et un comptoir faisaient l'affaire. Au mur et sur les façades, des affiches publicitaires en tôle émaillée vantaient les boissons de l'époque. Les mots "café" ou "débit" étaient inscrits à la peinture ainsi que le nom des propriétaires.

•  rue de la Motte, face à la rue des Ecoles (N°15), un débit de boissons a été tenu en 1900 par Joseph Badré et son épouse Marie-Edile née Roger, arrière-grands-parents communs de Nicole Paris^et de Françoise Vanderkelen. Ce café était tout ordinaire, mais il présentait l'avantage de drainer à la fois la clientèle des ouvriers "Mangon" et surtout celle des voituriers, nombreux à cette époque, qui faisaient la navette entre la toute nouvelle gare du "p'tit train" et les "boutiques" de Thilay et de Navaux. Le jour, Joseph travaillait à l'usine Mangon tandis que son épouse servait les clients. Sur la photo page suivante, on devine la présence de deux enseignes pignon. A la loupe, on peut lire l'inscription" Café Badré" en lettres noires sur fond blanc.

 

 

Nicole a conservé le buffet deux corps en chêne qui était installé dans le café, ainsi que deux superbes bouteilles en verre sculpté portant les mentions " Rhum Vieux" et "Montpellier" (eau-de-vie jaune). Dans la tablette du meuble, une fente (visible entre les deux bouteilles) permettait aux pièces de monnaie de tomber dans le tiroir-caisse sans l'ouvrir. Ce café a fermé avant 1925.

Habitée ensuite par René Pilard, puis par Maurice et Annette Varoqueaux, cette demeure l'est aujourd'hui par Nicolas et Amélie Thévenin.

Nohan-sur-Semoy

Autrefois, pas moins de 4 estaminets étaient recensés à Nohan.

Près de la gare, dans le café d'Emile Bayonnet, les voyageurs du petit train pouvaient se désaltérer, ainsi que les transporteurs locaux se rendant à la gare avec charrettes et barous. Henri Pihet figurait parmi ces transporteurs. De nos jours, l'emplacement de l'inscrip­tion se devine toujours au-dessus de l'entrée.

Selon Henry Bonnefoy, "les hommes, en reve­nant de la wèbe ou après la

journée, aiment se rencontrer chez Defossez ou chez Pjerrard.    Ils   boivent   une chope    de    rouge    ou    un péquet. Le café est plus grand chez Pierrard. Le père, les deux fils et l'oncle vivent ensemble et travaillent en usine. La mère, "la Marcelle", s'occupe du bistrot et d'un petit rayon d'épicerie. La salle est meublée de longues tables en bois et de bancs en chêne que les postérieurs ont consciencieusement polis sans relâche. Que de chaleur et d'intimité ! Que les lumières de la ville sont lointaines !"

Le café-épicerie de Rolande et d'Emilien Pierrard resta en activité jusque peu après 1980. Auparavant, Jules Pierrard posséda un débit de boissons à cet endroit.

Pendant la guerre, Mme Defossez ne vendait que du pain et du tabac. La cuisine servait de salle de café. Il n'y avait pas de fermeture pendant midi car les ouvriers et en particulier ceux de

Meuse et Semoy passaient en quittant ou avant de rattaquer. A l'heure des repas, les clients étaient assis à la même table que les débitants.

En octobre 1965, Jean-Claude Beaudoin et son épouse succédèrent à M. et Mme René Defossez.

Les chasseurs des "Rouilles" passaient matin et soir après la cessation d'activité de Rolande Pierrard. A cette époque, les usines tournaient à plein régime et les ouvriers repassaient en fin de journée.

Jean-Claude se souvient que lors des "bonnes journées" du mois d'août, un fût de 30 litres de "Stella" au tirage était nécessaire pour alimenter le bar. L'épicerie ainsi que la vente de tabac et de bouteilles de gaz permettaient de compléter le chiffre d'affaires. Souvent, après le bal du samedi soir, les "jeunes" repassaient au fournil pour boire le dernier petit coup avant d'aller se coucher. Le "Grand Roger", Le "P'tit Jean", Jean-Claude Cagneaux et bien d'autres figuraient parmi ces noctambules. "C'était le bon temps !" conclut Jean-Claude qui quitta le fournil en janvier 1983.

 Avant 1935, le café Couilfort se situait 27 rue de la Semoy (actuellement Françoise Brouet). Joseph et Pauline tinrent ce débit après l'auberge du Loup (facture Brasserie Alexandre datée de 1908 et adressée à Nohan à la famille Couilfort-Dominé).

 Le café Sprimont exista autrefois au 2 rue de l'Eglise appelée la "Grande Ruelle" par les Anciens du village.

Les Vieux-Moulins de Thilay

Un café appartenant à Cyrille et Julia Tutiaux-Divoy figurait au lieudit "La Croisée Jean-Pierre" à l'entrée du hameau, entre le grand parking et les premières pâtures côté gauche en venant du "Poteau" (voir le plan sur le Bulletin Municipal de l'an dernier).

Rappelons qu'autrefois, à l'époque de la caserne des douanes, Les Vieux-Moulins constituaient un véritable trait d'union entre la France (avec Monthermé-Hargnies) et la Belgique (région de Willerzie). Commerce légal et commerce illégal contribuaient chacun à leur façon à la fréquentation des lieux.

En 1919, Lucien et Léopoldine Fontaine-Tutiaux ouvrirent un café jusqu'en 1921 dans l'imposante ferme familiale. Leur grande licence permettait la vente d'alcools forts. Ce débit de boissons fut réouvert de 1932 à 1970. Billard et jeux de boules en bois et de cartes étaient proposés aux clients, gens de passage et douaniers, la cité douanière ayant été construite en 1932.

Avant la guerre 1914-1918, un autre café exista dans la maison actuelle de la famille Marchai. Selon Lucien Marchal en plus du débit de boissons, Marie Ridoz, la tenancière des lieux, proposait des chambres, le plus souvent à des ouvriers bûcherons.  Parfois, un orgue  de barbarie permettait d'animer un petit bal.

Le conflit mondial de 1940 mit un terme à cette activité.

Naux

Comme à Nohan-sur-Semoy, le hameau de Naux compta jusqu'à 4 débits de boissons.

 II y eut un café-restaurant à l'angle du chemin des " Hoys" (maison actuelle de Lucile Pihet). Sur une photo de 1900 prise depuis la gare, une grande pancarte "café" apparaît sur le pignon de la haute bâtisse. Un bandeau portant les mentions "Au rendez-vous des cyclistes, café-restaurant, écurie pour les chevaux" était encore apparent en 1931 lorsque Lucile a acheté la maison à Paul Autier. Lors de la restauration de la façade en 1959 par l'entreprise Murguet de Thilay, ces inscriptions ont disparu.

On accédait au café par le côté et des anneaux fixés dans le mur permettaient d'attacher les chevaux.

 Un café existait bien avant la guerre dans la maison actuelle de Gérard et Muguette Machard. Il était tenu par Paul Godard surnom­mé "Ricadat". Son gendre le" Kilo" lui succéda. Ce dernier s'appelait Jean Eugène Pigeot et il avait de la famille aux Woiries. Boxeur poids plume, le surnom de "kilo" était dû à sa petite taille. Passionné de moto, Jean portait souvent de grandes bottes en cuir. Excellent sportif, il faisait encore la grande roue à plus de 50 ans, "souple comme un brin d'osier" selon l'expression de Michèle Dromaux.

En 1936, grâce à Henri Dominé, la grande époque du football thilaysien prit son essor au terrain des Hoys. Les joueurs utilisaient le café comme vestiaire. Le "Kilo" et son épouse Rachel née Godard et sœur de Léon proposaient à la buvette chocolat, viandox et vin chaud. Les supporters venaient en nombre de toute la vallée de la Semoy et même de Monthermé. Pendant la guerre, le couple Pigeot a participé à de nombreuses actions de résistance au maquis local. Après sa séparation avec Rachel, Jean continua comme cafetier. Madeleine Henry fut embauchée comme servante. Dans sa petite automobile surnommée "L'oiseau bleu", Jean emmenait parfois 7 à 8 jeunes garçons et filles du village aux bals des environs. Excellent danseur, le "Kilo" était capable de valser sur une table avec sa cavalière du jour.

De gauche à droite : Rachel et Jean Pigeot devant leur voiture décapotable, Henriette et Roland Parizel, parents de Michel et Ginette, Madeleine Herreras, tante de Michel et tenancière de la "Maison bleue" pendant plus de 50 ans. Photo prise en 1945 et prêtée par Michel Parizel.

Lucile Pihet et Rachel devant le café du "Kilo" vers 1935. Née en 1925, Lucile est arrivée à Naux en 1931. Elle se souvient que le tarif des boissons était affiché sur la vitre du café. Ph. Lucile Pihet.

Sur la photo de droite, on distingue près de l'enseigne du café le panneau d'arrêt facultatif du bus et sur la porte fermée des pancartes publicitaires Byrrh.

La salle du café était à gauche (porte ouverte) et la cuisine tout au fond. Pendant la guerre, une petite épicerie a fonctionné dans la pièce de droite.

A la fête à Naux, on dansait sur la rue devant ce café, la circulation n'étant pas ce qu'elle est aujourd'hui. Le bal était animé par des musiciens de Thilay et des Hautes-Rivières juchés sur une charrette. Ces musiciens accompagnaient également la Jeunesse lors des aubades. Dans les années 1960, les balançoires venaient s'installer à proximité. Les jeunes de l'époque se souviennent des barquettes bleues freinées par une longue planche à la fin du tour ou en cas d'excès de hauteur, auquel cas le contrevenant recevait une "calotte" par le forain peu souriant.

Né en 1906 à Thilay, Jean travailla en usine jusqu'à la retraite. Il est décédé en 1971.

Le café Camus : Entre les deux guerres, Marcel et Germaine Camus, parents de Jean, ont tenu un débit de boissons dans la maison de Lucie Dominé encore habitée par Monique.   Les

archives de la brasserie Alexandre de Thilay indiquent des livraisons de bière en 1924. La grande salle du fond abritait le café tandis qu'une petite épicerie se tenait sur le devant.

Le café-restaurant "La Forge" a été inauguré le 20 septembre 1980 par son propriétaire Michel Parizel.

Le nom et l'architecture de ce bâtiment construit en bordure de la rue principale répondent à un souci de symboliser la métallurgie locale. La présence d'une rabatteuse à l'angle de la façade complète cette touche "boutique de la Semoy".

 

En 1981, une petite friterie édifiée face à la Forge était tenue par Ginette, sœur de "Pizou", et son mari Claude Drouin.

Les clients pouvaient consommer au café et commander leur portion de frites en même temps.

En 1995, Claudie Fourcroy reprit la Forge jusqu'en août 1997. Se succédèrent ensuite Jacques Marchai, Francisco Freitas et son épouse Carole puis Gérard et Corinne Houzelle.

Depuis le 1er mai 2004, Claudie dirige à nouveau le café-restaurant-pizzéria en compagnie de son fils Rémy.

Vers 1920, la brasserie Alexandre livrait également deux débitants à Naux : Florimont Badré et Godart Semet mais à quelle adresse ?

 Navaux

Comme ses grands frères les hameaux voisins, Navaux posséda son "café", à l'angle de la place et de la rue de l'école. Ce débit de boissons fut tenu jusqu'en 1934 par Arthur Bureau et son épouse née Guillet. Lors des grandes occasions, on dansait dans la pièce du fond au son d'un imposant phonographe "La voix de son maître".

Après la guerre 40, "Poupette" (Marie Madeleine Bertholet) et "Mellakh" se marièrent et s'installèrent dans cet ancien café dont la licence était suspendue. En avril 1946, une demande de création d'un débit de boissons fut déposée en mairie par "Mellakh".

La préfecture émit alors un avis favorable le 21 mai 1946. L'engagement pris stipulait : "A/e pas vendre de spiritueux, de liqueurs alcooliques ou d'apéritifs autres que ceux à base de vin, titrant moins de 23 degrés, à l'exception des heures de repas où il débitera de l'alcool à ses pensionnaires en prenant le café."

Lors des fêtes à Navaux, en cas de pluie,     il     arriva     aux     sympathiques propriétaires des lieux de prêter leur salle à la Jeunesse pour permettre le bon déroulement du bal.

La salle de café est devenue cuisine. Dans un angle de cette grande pièce, près de la porte de la cave, la niche de la machine à bière existe encore.   Sous   cette   niche,   un   petit   placard dissimulait le fût (photo ci-contre).

Un second café a existé à Navaux dans la Grand-Rue à l'emplacement de l'ancienne usine de Jean Doudoux, près du chemin de la Fontaine. Christian Delaite se souvient que son beau-père Henri Laurent plus connu sous le nom d'Henri Jadot, né en 1899, lui parlait parfois de "Phirin" le cafetier. Ce café a brûlé vers 1914. Phirin venu ensuite habiter à Thilay, route de Monthermé, avait pour nom Zéphirin Camus né en 1882 à Navaux. Marié à Emilienne, il est décédé à Thilay en 1944.

Dans   les  Archives   Municipales   de  Thilay, déposées aux Archives  Départementales,  les   nombreux courriers de demandes d'ouvertures de   demandes   d'ouverture   d'un   "débit   de boissons     hygiéniques     et     alcooliques     à consommer sur place" montrent le nombre impressionnant de "cabarets" ayant existé dans notre commune.

Entre parenthèse : le lieu du débit

THILAY       

1909      

 Culot Léon( Maison Alexandre-Renard)

Deschamps-Connerotte Eugène (Maison de Renault Léon)

Hubert-Henry Jules  (Maison d' Alexandre-Renard occupée par Mme Hureaux-Papier)

Laurent Paul, aubergiste (Maison voisine de Mme Hureaux : transfert)

Bertrand Jean-Baptiste (Maison Ballot-Cercelet, industriel)

Laurent Jules Edouard (Maison Doudoux-Jadot Alphonse)

1911      

 Goury Marceau, mouleur, Maison Piquart-Doudoux,

Deprette Emile Henri, bourrelier  (Maison de Madame Veuve Deprette, sa mère)

Léger Louis, cordonnier (Sa maison)

Bonnague Ephrem (Sa maison aux "Brailles", La Passe)

Bouché Jules Alphonse, buraliste (Maison Alexandre-Cercelet, brasseur à Thilay)

Colas-Hugueville Amédé reprend le café Deschamps-Connerotte ( Maison Renault et Barré, brasseurs à Nohan)

1912       

Martin Jules Edmond, camionneur, reprend le café Culot (Maison Alexandre-Cercelet)

Pierre Nicolas reprend le café Bertrand J.B (Maison Ballot-Cercelet)

Léger Louis Jules reprend le café Picart-Bouvier (Maison Froussart Alexandre)

1913         

Gilles Michel Maximilien reprend le café Bréville Daniel (Maison Parizel-Robin)

Buffet Paulin reprend le café Didriche-Pierre Nicolas (Maison Ballot-Cercelet)

Lécaillon Achille reprend le café Prévot-Maizières ( Maison Hérisson-Chopplet)

1914       

 Bourguignon Camille reprend le café de Vve Guillet-Cunin (Sa maison)

Guerre 1914-18

1920

Vve Buffet-Mestriaux ferme son débit de boissons

1921

Alexandre Victor, brasseur (reprend le  café Fillion-Robin Auguste (6 rue du Moulin)

1923

Bouché-Doudoux Joseph, épicier Noizet (44rue de la Naux)

Papier Emile reprend le café Martin-Roger Jules (1  place de l'Eglise)

1924

Degenève Ernest Armant, maréchal-ferrant, reprend le café existant ((5 place de l'Eglise)

1929

Mme Merlin J. (29 rue de la Naux)

1930

Duplat Pierre Auguste reprend le café Bouché Alphonse ((2 rue de la Naux)

1937  

Noizet André reprend le café-coiffeur Goury Marceau (Rue de la Naux)

1947  

Ney Juliette  (Grand'rue)

Noizet André reprend le café de Noizet Joseph Emile (Place de l'Eglise)

1951

Murguet Henri reprend le café-auberge de Vve Laurent-Murguet Marie (Rue de la Naux)

 

NAUX

 

1921    Godard-Semet Paul (14 maison de Badré Jules, rue de la Passerelle)

Bayonet-Cailteux Aimé reprend un café détruit pendant la guerre (Sa maison)

1923    Godard-Semet Paul, cabaretier change de rue  (13  Grand'rue)

1924   Camus Marcel (6 rue de la Passerelle)

1929    Sprimont Edmond Joseph, forgeron, transfert de Nohan à Naux

1931   Lichtfouse, mécanicien Albert Marie (Sa maison, rue de la Passerelle)

Albert Marie (Sa maison rue de la Passerelle)

1934    Pigeot Jean Eugène reprend le café de Godard Paul (Grand'rue)

NAVAUX

1923   Bureau-Guillet Arthur Aimé, mouleur reprend le café de Guillet-Hubert Auguste (Sa maison, 20 place de Navaux)

1924        Demande de droit de restaurant (20 place de Navaux)

NOHAN

?            

 Bockoltz-Colas Désiré (45 Grand'rue)

1912      Colling Nicolas (Maison Parizel-Duchêne)

1927       Sprimont-Dumay réouverture ((1 Place de l'Eglise)

1930       Pierrard J. Baptiste Jules, forgeron, réouverture suite au décès de Mme Pierrard-Roger  (Maison de Vve Chambre-Pierrard)

1934       Defossez René, boulanger reprend la licence Tailler Benjamin, (3 rue de l'Ecole)

Dilly Roger Georges (Sa maison, route des Hautes-Rivières)

1938   Dominé Paulin Fernand ( Sa maison Grande Rue et rue de l'Eglise)

Alioni Arezki 1951 (Sa maison Grande Rue)

1951  Marchal Roger Léon, boulanger (Sa maison rue de l'Eglise)

VIEUX-MOULINS DE THILAY

1909   Parizel Léon Alfred, cultivateur (Sa maison)

1912   Doucet-Ridoz Jean, cultivateur (Maison de Ridoz-Closse Eugène)

Divoy Jules Adolphe (Maison de Parizel-Jouniaux

1913   Fontaine Lucien (Sa maison)

1921   Fontaine Lucien cesse son café

1932   Fontaine Louis (Sa maison)

1933   Fontaine Louis : transfert de la licence Degenève Ernest de Thilay aux Vieux-Moulins (Sa maison)

1946   Fontaine Eugène Louis, café de Mme Ridoz Marie (Maison de Ridoz lui appartenant)

Bulletin Municipal 28 de décembre 2010