Thomas Thomùé, l'homme qui sauva Bonaparte

 

 

 

 

Thomas Thomé, l'homme qui sauva Bonaparte

 

Le tableau ci-dessous, peint en 1835 par F. Bouchot, comporte la légende suivante : Le général Bonaparte, menacé par les députés du Conseil des Cinq-Cents, est sauvé par l’armée. Ce conseil était l’une des deux assemblées législatives. Cette illustration rend compte du contexte très troublé de la vie politique d’alors.

 


L’un des deux grenadiers qui figurent derrière Bonaparte se nomme Thomas Thomé. Ce dernier fut d’ailleurs blessé en s’interposant. Le second grenadier avait pour nom Edmé-Jean-Baptiste Pourée.

Né le 1er octobre 1773à Monthermé dans une famille de boulangers, Thomas était de la famille d’Alfred et Laurence Thomé, industriels rue des Paquis à Thilay.

Thomas Thomé appartint au 2ème bataillon du 81ème RI à partir du 11 ventose an I (1er mars 1793), puis à la Garde de la représentation nationale le 6 ventose an IV (23 février 1795). Sous-lieutenant à la 96ème demi-brigade de ligne le 8 nivose an VIII. Fait chevalier de la Légion d’Honneur, il fut nommé capitaine le 4 mars 1809. Retraité le 11 juin 1812, il se retira à Landau, ville française à cette époque, mais aujourd’hui allemande.

Le tableau représente le dernier coup d’état du Directoire, les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799). En haut à droite, le président de séance n’était autre que Lucien, le frère de Bonaparte.

Points de repères :

1er mai 1802 : création des lycées

19 mai 1802 : une loi institue la Légion d’Honneur (1ère remise le 15 juillet 1804)

21 mars 1804 : création du Code civil.

Ces institutions, appelées masse de granit, demeurent.

Bonaparte fut proclamé Consul à vie le 7 août 1802, puis sacré le 2 décembre 1804 Napoléon 1er, Empereur des Français. (Documentation : Danièle Vallet, de Thilay)

Selon Guy Decoulonvillers, de Ris Orangis (Essonne), passionné par le recensement des sépultures de vétérans des guerres napoléoniennes, trois grognards figuraient dans le cimetière communal de Thilay en 1898. Ces soldats natifs de Thilay avaient pour nom Jean-Baptiste Laurent (1778-1841) capitaine au 96ème régiment de ligne, Jean-Simon Laurent (1789-1823) sous-lieutenant du 26ème régiment de Dragons et Hugues Cailteaux (1777-1853) sergent-major.

A ce jour, les recherches entreprises au niveau des sépultures dans le cimetière actuel restent infructueuses.

Précisons qu’avant la construction de l’église actuelle inaugurée le 25 août 1889, le cimetière communal entourait l’église précédente, frappée par la foudre le 14 juillet 1882 et édifiée sur la place actuelle de Thilay.