Le soufflet de la forge

Le soufflet de la forge

 

Une cheminée existait autrefois rue de la Roche dans la colline qui surplombe la travée des maisons, à hauteur du numéro 13 actuel.

Cette cheminée avait été creusée au burin et au marteau dans le schiste, afin d'évacuer les fumées d'une petite forge aménagée derrière la maison. Avant de construire les maisons, nos anciens ont dû entailler la côte, et cela à la main.

En 1947, la famille Turquin a emménagé au n° 13. Pierre, né en juillet 1913, originaire de Thin-le-Moutier, avait travaillé dans le petit train sur la ligne Signy-l'Abbaye-Charleville. A la fermeture de cette ligne, il vint travailler sur la ligne de la Semoy, avec notamment Maurice Varoqueaux.

Avant d'appartenir à la famille Turquin, la maison fut la propriété de la famille Wiart. Josette Turquin, épouse Hénon, née en 1937, l'une des quatre enfants de Pierre et Denise, se souvient : Le fils Wiart, déjà âgé à l'époque, avait 10 ans lorsque son père a construit la maison. C'est sans doute lui qui a édifié également la petite forge blottie entre la maison et la paroi rocheuse. Ce fils allait chercher des pierres et jouer à la Moussière, en lisière de la forêt.

Retraité à Gué d'Hossus, Josette a toujours conservé le soufflet de la forge dans son grenier, et elle a souhaité que ce témoin du passé revienne dans son village d'origine. Son souhait est exaucé, puisque ce soufflet, après avoir été restauré par le personnel communal, figurera dans l'une des salles municipales.

Passionnée par la peinture, l'ex-Thilaysienne a également offert un tableau qui représente le hameau de Naux.

Merci Josette !