Les ponts de la Semoy

   LES PONTS DE LA SEMOY

 Thilay et ses hameaux ont été construits de part et d’autre de la Semoy, rivière au tracé nonchalant, mais aux fréquentes sautes d’humeur. Si, de nos jours, l’on peut se rendre de Thilay à Nohan « à pieds secs » en toute quiétude, il faut se rappeler qu’autrefois, la communication entre les hameaux posait de sérieux problèmes.
    Ainsi, le 7 juin 1716, les habitants de Nohan et non à Thilay, »vu la difficulté de se rendre à cette église par les mauvais temps et chemins montueux et difficiles, à moins que de passer deux fois la rivière de Semoy, ce qui ne peut se faire que très périlleusement lorsqu’elle est débordée, à raison que sur cette rivière, on ne sert que de barques composées d’un seul arbre creusé avec la hache ».

  •     LES PASSAGES D’EAU :

         Le 4 août 1833, Mr Nicolas AUTIER , meunier et pontonnier demeurant au moulin Devant Naux , et mandaté par Mr le Maire, expertise la barque du passage de Thilay et celle de Nohan, devant la « Grande Ruelle ».

    Les ponts-et-chaussées étaient également habilités à effectuer ces contrôles.
     Un « procès-verbal de reconnaissances » à Nohan stipule : »Ce passage est desservi par une barque en bon état, ayant 10.15m de longueur, 2.07 m de largeur et .45 m de hauteur, pouvant contenir 30 personnes, ou 4 chevaux non chargés. Le passeur devra toujours tenir hors d’eau une hauteur de bois de 20 cm »… »Le double droit de tarif peut être exigible quand les eaux atteignent 80 cm en contrebas de l’arête du perré, ou en présence de glaces, ou par tempête ».

barque semoy nohan

 Les « fermiers »(passeurs) étaient désignés après enchères « à la bougie », et un bail était établi pour une durée de plusieurs années ;les fermiers étaient tenus de passer les habitants jusqu’à 22 heures en toute saison. Néanmoins, en cas d’urgence, une dérogation était accordée à toute heure de la nuit aux « garde-champêtre, curé, sage-femme et autres autorités en fonction ».

 

  •      1840 :UN PONT SUSPENDU A THILAY :

         Le 14 mai 1840, le préfet des Ardennes adresse à Mr Hérisson, Maire de Thilay, le projet d’enquête administrative conforme à l’ordonnance royale du 23 août 1835.
     Quelques mois plus tard, les travaux commencent. Les ouvriers sont payés à la journée ;le prix de l’heure varie de 1.75 F à 3.75 F, selon la qualification.

Caractéristiques de ce pont :

Un pilier sur chaque rive, avec puits d'amarrage et système de suspension métallique en fer et en fonte ; une travée unique de 55 m d'ouverture ; 4,20 m de largeur entre les garde-corps ; 2,20 m entre les bordures de trottoir. Les pierres déblayées rive gauche servent à édifier la rampe d'accès rive droite. Les moellons proviennent de la carrière des Eteignières.

Le 2 juin 1841 à 7 h. débute l'épreuve de ce pont suspendu qui doit remplacer le passage d'eau. En présence des autorités, une couche de sable de rivière de 0,225 m !! (épaisseur déterminée après de minutieux calculs) est répandue entre les trottoirs sur les 55 m de la travée.

Trois jours plus tard, le 5 juin à la même heure, aucune avarie n'étant constatée, le sable est enlevé, et le passage ouvert au public.

  •     1865 :UN PONT EN MACONNERIE REMPLACE LE PONT SUSPENDU.
     
    Quelques extraits du cahier des charges :

"On utilisera toute la portion des culées (ouvrages sur les rives), ainsi que les matériaux de la maçonnerie à démolir".

"Le nouveau pont sera formé de 3 arches en arc de cercle décrites chacune d'un rayon de 18 mètres situées au niveau des hautes eaux de 1844, inférieures de 0,16 m à celles de 1784.

Pont construit en 1865.

Les arches s'appuieront sur les culées par des demi-piles. Le garde-corps sera métallique, et les rampes des abords seront constituées de bornes en pierre reliées par une lisse en fer. Les parements des voûtes seront construits en moellons de Connage, comme à Bohan et à Membre. Maçonnerie en moellons du Roteau, de la Roche aux Corpias ou du Fay. Pavés de Romery pour les trottoirs. La chaussée aura une largeur de 2,50 m sur le pont. Seront à la charge de l'entrepreneur tous les frais de fourniture, de pose et d'entretien d'un pont de claies pour le passage gratuit des gens de pied et des voitures, soit à gué, soit sur un ponton, pendant toute la durée des travaux, ainsi que l'exécution des rampes d'accès nécessaires".

Ce pont en maçonnerie a franchi sans problème le cap de la guerre 1914-18, mais la seconde guerre mondiale l'a condamné, ainsi que bon nombre de ses semblables (dont celui de Nohan), détruits, ô cruel destin,... par l'armée française. Les soldats du Génie ont en effet sacrifié les ouvrages de la Semoy et de la Meuse pour retarder l'avance de l'armée allemande.

  Ce pont en maçonnerie a franchi sans problème le cap de la guerre 1914.18, mais la seconde guerre mondiale l’a condamné, ainsi que bon nombre de ses semblables (dont celui de Nohan), détruits,ô cruel destin…par l’armée française. Les soldats du Génie ont en effet sacrifié les ouvrages de la Semoy et de la Meuse pour retarder l’avance de l’armée allemande.

  • 1900 :UNE PASSERELLE A NAUX :

         En 1900, une passerelle métallique pour piétons fut construite à Naux pour desservir la gare du « petit train ».
      passerelle semoy   Dans toute la vallée de la Semoy, seule cette passerelle a échappé à la destruction en 1940, et elle a ainsi été d’un secours très précieux pour la population pendant la guerre, et par la suite. Le 27 décembre 1944, lors de l’offensive allemande Von Runstedt, les Alliés firent sauter l’une des 2 travées de 35 m,côté Naux, mais sans grand dommage. A cette époque, une échelle fut installés contre la pile du pont pour que les piétons puissent rejoindre la partie intacte.

  •   1940 :L’APPARITION DES PONTS PROVISOIRES :

         Un pont provisoire en bois fut construit au lieudit « Buiron » en 1942, avec rampe d’accès en pierre ; il pouvait supporter un attelage, mais les crues hivernales et les glaces ont emporté l’ouvrage malgré les câbles amarrés sur les rives ;les autres ponts ont d’ailleurs subi le même sort depuis la Belgique.

 Les Ponts-et-Chaussées ont reconstruit cet ouvrage en bois appuyé sur des supports métalliques, car le fond rocheux de la rivière empêchait d’y enfoncer des pieux.
     Après 1940, dans la plupart des villages de la Semoy, des passerelles furent installées en avril et démontées en octobre ou novembre, dès la montée des eaux. A Sorendal, une petite nacelle suspendue à un câble a même existé.

    Le démontage précipité de ces passerelles lors de crues soudaines a parfois engendré des situations périlleuses chez les cantonniers des Ponts-et-Chaussées de Monthermé. Par exemple, le sauve-qui-peut de la passerelle d’Haulmé emportée par les flots s’acheva par un bain forcé, heureusement sans conséquences grave. Ces passerelles démontables ont encore servi plusieurs années après la Libération, tant que tous les ponts n’ont pas été reconstruits.

    Un jour à Failloué, un rail glissa de son support et précipita dans la Semoy un paisible pêcheur, ses poissons heureux de l’aubaine et le marchand de journaux du village avec sa bicyclette.
    En période de crue, le passage des habitants s’effectuait grâce à un « bac », grande barque plate reliée à un câble et propulsée par un bâton en appui sur le fond du lit.
         A Thilay, Mr René Sauvage était employé par les Ponts-et-Chaussées pour « passer » les habitants en barque. Un jour, le câble se brisa, et ,la lourde barque métallique dériva sur la Semoy en crue jusqu’à la route de Navaux. Une autre fois, alors que Mr Sauvage passait le Dr L’Hoste, la barque resta bloquée sur un bloc de pierre, et l’intervention des chevaux du « Père Fifi » fut nécessaire pour tirer à l’aide d’un câble.
     Ce jour là, les malades de « Devant Thilay » se soignèrent eux-mêmes, car le brave docteur, qui se déplaçait pourtant à bicyclette par tous les temps, que ce soit sur la Vallée de la Semoy ou sur les « Hauts », renonça à la traversée.

  •        1946 :LA RECONSTRUCTION :

         Dès 1941, l’Administration avait établi des contacts avec le bureau d’études Techna à Paris, dans le cadre de « la reconstruction  des ouvrages d’art détruits en 1939-45 ». La tranche de travaux comportait le reconstruction simultanée de 3 ponts :Thilay,Nohan et Hautes-Rivières.

    25 juillet  et 6 août 1945 : les rapports établis par Mr l’Ingénieur en Chef des Ponts-et-Chaussées des Ardennes sont envoyés au ministère des Travaux Publics et des Transports.
22 Septembre :Dans sa réponse, le Ministre propose les 2 options suivantes :
_soit avec une chaussée de 3.50 m comme auparavant.
_soit avec une chaussée de 6 m, si le Département accepte de participer à 25%.
23 octobre 1945 : Comme son homologue des Hautes-Rivières, le conseil Municipal de Thilay demande aux pouvoirs publique la reconstructions de ponts à double voie,mieux adaptés au passage des camions de plus en plus lourds.
    Lors de sa séance du 9 novembre 1945, le Conseil Général des Ardennes se prononce pour l’option à 2 voies, mettant l’accent sur « l’augmentation du trafic routier dans la Vallée de la Semoy ». La participation sera couverte par un emprunt de 4 387 500 F.
20 décembre 1945 :a l’issue de l’ouverture des plis en Préfecture, l’entreprise Albaric, de Malakoff (seine) est retenue parmi 4 offres.

 

    Le planning des travaux prévoyait une durée de 10 mois par pont. Les travaux ont débutés à Nohan en mars 1946, à Thilay en Avril et à Hautes-Rivières en octobre, mais les dates initialement prévues n’ont pas été respectées, provoquant un vif mécontentement chez les riverains qui redoutaient un nouvel hiver sans pont.

 

 

Le descriptif initial prévoyait l'utilisation de pierre de Fépin concassée, et reconstituée en pierre de taille. Les carrières de la pointe de Givet ne pouvant répondre à la demande pour plusieurs raisons, les 3 ponts seront construits en pierre de Lérouville (près de Commercy, dans la Meuse). Pourquoi des ponts en pierre, alors que leurs "jeunes frères" seront construits par la suite en béton ? D'une part à cause de l'esthétique, la beauté de la pierre s'alliant parfaitement au galbe des arches ; d'autre part à cause de la pénurie de ciment, car les cimenteries du territoire étaient submergées de commandes en cette période de reconstruction intense. Les moellons étaient taillés sur place par des ouvriers du pays embauchés par l'entreprise Albaric ; seules, les grosses dalles arrivaient toutes taillées. Le cahier des charges du chantier fixait à 5 % le maximum d'ouvriers étrangers, et l'emploi des chômeurs était réglementé.

En plus de la pierre, la construction des 3 ponts de la Semoy a nécessité l'emploi de 470 tonnes de laitier et de 980 tonnes de ciment portland. La mise en place des cintres a fait appel à un cubage impressionnant de bois, et représentait à elle seule un véritable chef d'œuvre. Le bois utilisé provenait du Jura, et il s'est fait lui aussi attendre plusieurs mois en raison de l'énorme demande. Les cintres reposaient sur des massifs en béton qui existaient encore voici quelques années.

Détail d'un cintre.

Le planning des travaux prévoyait une durée de 10 mois par pont. Les travaux ont débuté à Nohan en mars 1946, à Thilay en avril et à Hautes-Rivières en octobre, mais les dates initialement prévues n'ont pas été respectées, provoquant un vif mécontentement chez les riverains qui redoutaient un nouvel hiver sans pont.

 Le titre du Journal local paru le 11 septembre est sans équivoque:

 

 

 

"Le passage à gué n'est à recommander ni pour les pneus, ni pour le moteur, et il faut être un habitué du coin pour effectuer la manœuvre. Bien souvent, un attelage est nécessaire pour remorquer le véhicule à moteur qui ne veut pas remonter la rive".

"On sait que les Ardennais, habitants d'un pays voué de tout temps à destruction, doivent toujours être prêts à faire face aux difficultés que peut leur valoir un tel honneur !"... "Mais enfin, il subsiste dans ce coin des usines, et plus de 20 passages de lourds camions s'effectuent chaque jour par le gué de Nohan. Toute activité sera paralysée avec la crue de la Semoy dans quelques semaines".

Tout au long de l'année 1947/et début 1948, la construction des 3 ponts de la Semoy s'est poursuivie. Enfin, le 17 avrîfi948, les "ponts de la Semoy" ont été inaugurés par Mr Daudin, Préfet des Ardennes, en présence de Mrs Rumpler, Inspecteur Général des Ponts-et-Chaussées, Bozzi, Président du Conseil Général des Ardennes, Sauvage X., Adjoint au Maire de Thilay (en l'absence de Mr René Bonnefoy), Castille et Gaudel, Ingénieurs Ponts-et-Chaussées^ et Pairault, Ingénieur des Travaux Publics de l'Etat, auteur du projet et Directeur des travaux.

Coût total des travaux terminés : 71.140.434,61 F (les trois ponts).

Une fois au moins, les glaces et les crues spectaculaires de notre rivière auront comporté un aspect positif en provoquant une décision très bénéfique pour la population riveraine : la reconstruction prioritaire des ponts de la SEMOY dès la fin de la guerre.

Documents : - Archives mairie de Thilay et D.D.E., subdivision de Monthermé.

Bulletin municipal n°5

LES PONTS DE LA SEMOY (suite)

Cet article consacré à l'histoire locale fait suite à l'étude sur les ponts de la Semoy parue dans le bulletin n°5. Les photographies des nouveaux ponts et de leur inauguration nous ont été confiées par M. Robert LUDINART, fils de M. Henri LUDINART, Ingénieur en Chef des Ponts-et-Chaussées qui dirigea la construction des 3 ponts de la Semoy. M. LUDINART, né en 1886 à Villers-Semeuse, est décédé en 1951.

• 1865 : Construction du pont fixe de Thilay.

Ce pont, à l'allure très esthétique, remplace le pont suspendu de 1840.

Largeur entre trottoirs : 2,50 m (contre 2,20 m pour le pont suspendu et 6 m pour les ponts actuels).La "dentelle" du garde-corps en fonte s'associe parfaitement à la maçonnerie de l'ouvrage. Les deux piles, verticales à la partie arrière, sont maçonnées en forme de brise-lames vers l'amont. L'une d'elles est "réapparue" cet été lors des basses eaux de la Semoy. A noter les dimensions imposantes du "nez" en pierre de taille qui préserve la maçonnerie en schiste du courant et des blocs de glace.

 

Ancienne pile du pont, 1865.

  1938 : Le génie installe des explosifs.

Pour cela, les soldats doivent creuser des "chambres" dans la pierre des piles à l'aide de burins et de marteaux. Le "Père Labranche", forgeron à l'époque, est chargé de tremper les nombreux burins qu'il plonge ensuite dans "l'urine de cheval".

Au niveau de chaque pile, un trou creusé au milieu de la chaussée se divise en deux galeries qui descendent jusqu'à la base de l'ouvrage, l'une vers l'amont et l'autre vers l'aval.

M. Marc WANSARD se souvient que l'âne de M. VANNEROY, venant de Navaux, était tombé dans l'un des trous malgré les planches de protection.

  1940 : Le pont est détruit.

La présence de charges explosives oblige les soldats français à monter la garde sur le pont en 1939 et au début de 1940 ; les mises à feu étaient situées dans la rampe de la route vers Navaux.

Lors de la débâcle des glaces en 40, le pont vibrait très fort, les blocs se cabrant contre le nez des piles dans un vacarme assourdissant, à tel point que les sentinelles apeurées s'éloignaient "sans demander leur compte".

Le 10 mai 1940, jour de l'invasion allemande, les soldats du génie font exploser les charges, provoquant la destruction totale de l'ouvrage.

Dans le seul département des Ardennes, 245 ponts routiers ou ferroviaires ont subi le même sort à cette époque. En même temps, la navigation a été interrompue sur le canal de l'Est et le canal des Ardennes, de nombreuses écluses étant rendues inutilisables.

Cet été, un bloc de fonte provenant du garde-corps a été retrouvé dans le lit de la rivière, à une vingtaine de mètres en amont du pont.

  1941 : Déblaiement et mise à l'étude de la reconstruction :

Dans son rapport de tournée en date du 22 septembre 1941 avec M. l'Ingénieur BRINGER, M. LUDINART mentionne :

— "Laval-Dieu : Le pont de la Semoy est construit et décoffré. La première locomotive est passée ce jour et a emmené le matériel roulant qui se trouvait prisonnier dans les usines de Senelle-Maubeuge.

—  Pont de Fumay : Le pont est en voie d'achèvement ; les rampes d'accès sont en cours de construction.

— Vallée de la Semoy : Le pont de Thilay est en cours de déblaiement. Une dizaine d'ouvriers sont occupés à ce travail."

1941 : Déblaiement du pont de Thilay.

Parallèlement, l'administration des Ponts-et-Chaussées établit dès 1941 des contacts avec le bureau d'études Techna à Paris, dans le cadre de la "reconstruction des ouvrages d'art détruits en 1939-45". Les ponts de Nohan et des Hautes-Rivières sont eux aussi concernés par cette étude.

  • 1942 : Un pont provisoire à "Buiron".

destruction pont suspendu semoy

Les communications étant rendues très problématiques par l'absence de pont, une passerelle en bois est édifiée au lieu-dit "Buiron", mais les hivers rigoureux de la "guerre" ont le dernier mot, et cette passerelle est emportée par les glaces malgré les câbles de renfort.

La passerelle n'a pas résisté aux glaces. (Entre le Baquet et Nabruay).

  • 1945 :

A l'issue de l'ouverture des plis le 20 décembre en Préfecture, l'entreprise Albaric, de Malakoff (Seine) est retenue parmi 4 offres.

  • 1946 : Les travaux démarrent.

La reconstruction débute en mars à Nohan, en avril à Thilay et en octobre à Hautes-Rivières. Le planning des travaux prévoyait une durée de 10 mois par pont, mais les délais initialement prévus n'ont toutefois pas été respectés.

Coffrages des cintres

Ce bois provenait du Jura demande d'après-guerre.La mise en place des cintres a fait appel à un cubage impressionnant de bois, il s est fait attendre plusieurs mois en raison de l'énorme demande d'après-guerre. La pierre était taillée sur place par les ouvriers du pays ainsi que par d'autres maçons embauchés par l'entreprise Albanic : ainsi M. Emile D'Agaro, venu de Caen, devait comme plusieurs de ses collègues se "fixer" au pays.

 
                 Dans le seul département des Ardennes,245 ponts routiers ou ferroviaires ont subi le même sort à cette époque. En même temps, la navigation a été retrouvé dans le lit de la rivière, à une vingtaine de mètres en amont du pont.

  •        1948 :ENFIN L’INAUGURATION !

 

         Musiciens, enfants et adultes, tous les Thilaysiens sont présents pour assister à la cérémonie du 17 avril 1948.
     inauguration pont  inauguration pont

    DE GAUCHE A DROITE :
Mr RUMPLER,inspecteur général des Ponts-et-Chaussées,Directeur des Routes au Ministère
Mr BOZZI,Président du Conseil Général des Ardennes.
Mr DAUDIN,Préfet des Ardennes.
Mr LUDINART Ingénieur en Chef des Ponts-et-Chaussées
Mr SAUVAGE Xavier,Adjoint au Maire de Thilay

 

 

         A titre d’information,signalons que Monsieur René BONNEFOY,né le 30août 1891 et élu Maire le 28 octobre 1947,devait décéder le 19 avril 1948, c’est-à-dire le surlendemain de l’inauguration des ponts de la Semoy.
         Son épouse, Madame Marie BONNEFOY,née le 6 novembre 1895,était élue à la tête de la Mairie le 23 mai 1948
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Bulletin N°11 de décembre 1993